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Repas indien surprise du côté d'Arambol

Par momotone
Repas indien surprise du côté d'Arambol

C'est parfois au moment où l'on s'y attend le moins que l'on est surpris. 

La plage semblait banale aux momotones jusqu'au moment où un échange de sourires a provoqué une rencontre aussi charmante qu'inattendue...


La plage n'avait rien d'exceptionnel et on commençait à chercher autre chose que la plénitude d'une plage, nous  recherchions des paysages inconnus... Nous allions faire demi-tour... Un petit temple à côté m'intriguait et j'allais me diriger vers lui en attendant qu'Anton démarre le scooter et fasse demi-tour. J'essayais d'être le plus discrète possible car à côté  une quinzaine de jeunes filles étaient en train de déjeuner sur le sol et je ne voulais pas les déranger avec ma tête de touriste curieuse. Je contournai d'assez loin leur groupe. Tout s'est passé très vite, j'ai croisé le regard d'une de ces jeunes filles et j'ai souri. Elles se sont alors toutes retournées vers moi et m'ont appelée, « Come, come ! » avec ce geste de sympathie de ramener sa main vers son torse. Le temps de s'approcher, l'une avait lavé une assiette, l'autre mis le yaourt de coco puis, à tour de main, chacune a mis une part de salade de graines de soja, un petit gâteau aux litchis, des épices et des naans.

 

Lorsque j'étais à leur niveau elles s'étaient déjà décalées pour me faire une place. J'avais une assiette dans les mains, je n'osais leur expliquer que j'avais déjà mangé ce midi et de ma main droite j'ai goûté à toute mon assiette. Je me suis retournée pour  voir Anton qui, lui, avait été pris d'assaut par les hommes qui le prenaient en photo avec leur téléphone portable. « Ask him to come » . Ces demoiselles voulaient offrir à manger à Anton aussi.  Et nous nous sommes retrouvés à manger une seconde fois en 1h avec de magnifiques jeunes filles. Elles avaient entre 17 et 21 ans et faisaient une école de commerce, c'était leur  sortie du vendredi. Elles parlaient trois langues et m'ont demandé combien j'en parlais.  J'ai eu honte... à peine deux, et encore... l'anglais pas correctement... Elles riaient de m'entendre prononcer leur prénom. Elles étaient chatoyantes. On aurait dit qu'elles s'étaient  mises d'accord ce matin pour que chacune ait une couleur de drapé différente. Celle en bleu turquoise était beaucoup plus sûre d'elle que les autres et nous questionna sur nos activités en Belgique et en France. Pourquoi nous étions là, combien de temps nous restions, où allions-nous après... Elle connaissait Hampi la ville que nous souhaitions visiter. Je lui ai donné mon carnet pour qu'elle m'écrive des sites et villes à aller voir.

 

Elle se sont  mises  à trois ou quatre pour réfléchir où elles pourraient nous emmener. Une page fut remplie de sites plus ou moins touristiques à aller voir. Elles ont alors pris leurs appareils photos et téléphones portables pour se prendre en photo avec nous. Elles m'ont demandé de bien vouloir me mettre en tailleur et de cacher mon entrejambe avec les tissus de mon tee-shirt  bien que je sois en pantalon. J'obéis et Anton de loin prit la photo en riant « Find white chicken ».  Elles éclatèrent de rire, le "white chicken" c'était moi, mon nouveau surnom depuis qu'une marchande de fruits m'avait dit ça sur la plage hier après midi. « white chicken, white chicken !!! »  Un homme est arrivé  et leur parla en Hindi. Je compris que c'était leur professeur. Elles répondirent toutes violemment, en montrant mon carnet, qu'elles notaient  des endroits où nous pourrions aller. Mais elles se pressaient déjà pour partir .

 

L'une rangea les gamelles, l'autre balança aux chiens errants les restes de nos assiettes; une autre encore m'offrit de l'eau pour me laver les mains. Nous étions déjà  tous debout.  Je pris discrètement quelques photos volées et  leur demandai comment dire au revoir en hindi. Je m'en doutais bien sûr, mais je voulais les voir faire... Alors, toutes leurs mains se joignirent au centre de leur torse et quinze petites voix scintillèrent de partout « namaste » , « namaste », « namaste » . A notre tour alors nous joignîmes nos mains et répétâmes « namaste ». Elles riaient, heureuses de nous voir faire ce geste aussi banal, transformé par notre volonté de bien faire en une cérémonie religieuse. Nous reprîmes  le scooter et je leur envoyai  un dernier au revoir de la main. Le professeur les surveillait de loin et nous sommes repartis.

 

C'était une plage bien banale mais nous rentrions le coeur léger et le sourire aux lèvres. Nous avions de l'énergie pour mille ans... J'étais  rêveuse sur le retour. Pourquoi nous ? Il y avait d'autres touristes sur cette plage,  elles auraient pu accueillir n'importe lequel.  Quelle est la raison de cet honneur, de ce partage, gratuit et sincère. La raison n'est pas valable en Inde, c'est l'énergie dégagée et invisible qui fonctionne entre eux et de l'énergie il y en a eu.

 

Les momotones, nous présentent aussi l'endroit où les hippies des années soixante aimaient se retrouver, puis, prenant la côte de Goa à Palolem on prend plaisir avec eux à la découverte d'une autre plage au coucher de soleil somptueux....


 

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